logement de demain
Aujourd’hui, quand vous achetez ou louez un logement, on vous propose des surfaces avec des destinations, au mieux une bonne adresse dans un quartier en vogue, voire une vue agréable. Vous achetez ou louez une surface et votre vie se calque sur l’organisation fonctionnelle du logement.

Le logement particulier souffre de ces maux, c’est-à-dire que vous ne pouvez pas décider de l’organisation fonctionnelle de votre lieu de vie, ou vous ne pouvez la modifier que très partiellement.  De ce fait, beaucoup de ménages se tournent vers l’achat de villas permettant ainsi d’évoluer dans le temps. Mais créant un mitage important sur le territoire. Les caractéristiques premières d’un tel logement sont les suivantes : une enveloppe faite de matériaux solides. Cette membrane est percée de manière plus ou moins importante et ce suivant des fonctions définies par les pièces. Ensuite, nous trouvons une série de parois fines verticales qui découpent l’espace en plusieurs entités : séjour, cuisine, chambres, salle de bain, WC, couloir, (la résultante), etc. Des gaines viennent traverser de part en part la hauteur du logement pour amener ou évacuer les fluides et l’énergie. Puis une multitude de petits réseaux passant dans les plafonds, planchers et cloisons, finissent à leur tour par bloquer toutes les évolutions ultérieures, à cause de la complexité induite par leur mise en œuvre. Et in fine on peut même voir le mobilier venir se poser là où sa place a été prédéterminée. Nous constatons aujourd’hui qu’il est impossible de s’approprier un volume ; il ne reste qu’à subir des organisations surfaciques. Afin de ne pas subir, de ne pas être contraint de rentrer dans un cadre qui nous est imposé, nous devons réfléchir sur les priorités à donner dans la conception non pas d’une « cellule d’habitation » mais plus généralement sur la conception d’un habitat intermédiaire et d’aborder cette problématique sous un angle nouveau.

Il est nécessaire de repenser la position de l’individu dans le processus d’élaboration du logement.

Quelle sera la place de cet individu dans les 5, 10, 15 ou 30 ans à venir ? Comment son milieu de vie pourra s’adapter au changement de rythme de vie, à l’augmentation du nombre des occupants, à la décroissante du nombre d’occupants voire au changement de mobilité de ce dernier ? Or, il est aujourd’hui impossible de construire des appartements plus grands sans que les loyers n’en soient affectés. Cela signifie qu’offrir plus de surface pénalise les occupants. Ce que nous défendons ici, c’est la mise en place de multiples systèmes qui peuvent être gérés sur plusieurs niveaux de façon à s’affranchir des contraintes engendrant des logements non évolutifs.
Ici, il est question de mettre un terme au type de logement décrit ci-avant par la mise en évidence des strates organisationnelles suivantes :

  • Y-a-t-il une organisation spécifique du logement ?
  • Y-a-t-il des invariants ?
  • Y-a-t-il des partages possibles entre plusieurs occupants qu’ils soient dans le logement ou dans l’habitat intermédiaire ?
  • Peut-on rajouter un élément volumétrique sur une façade ?
  • Quel est le rapport de cette façade avec l’extérieur, est-ce un filtre, une barrière, une protection ou est-ce l’extension du logement ?

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